Ce que le confinement m’a appris:

Je ne sors pas indemne de cette crise. Comme tout le monde, j’ai perdu des contrats, j’ai reporté mes voyages, je n’ai pas vu mes parents pour un bon bout de temps, j’ai mis mes projets en stand by, j’ai failli virer folle avec les enfants mais ce n’est rien par rapport à ceux qui ont perdu un proche, ont fait une dépression ou perdu leur job.

Je m’estime donc chanceuse. Merci l’univers de m’avoir épargné tout cela 🙏🏼

Avant le confinement, les weekends me faisaient peur et me semblaient interminables puisqu’il n’ y avait pas de garderie.

Les jeudis je stressais en pensant aux samedis et dimanches que j’allais passer avec les enfants et au grand menage qui m’attendait, lancez moi des roches si vous voulez mais c’est la réalité.

Maintenant chacun de nous a trouvé son rythme. Bien évidemment j’ai du dealer avec plusieurs bêtises, verser beaucoup de larmes, je ne pouvais pas concevoir l’idée d’être confinée avec mon mari et mes deux enfants dans un petit appartement. J’ai partagé pas mal de bêtises sur Instagram mais il y a tellement d’autres que je n’ai pas voulu partager pour éviter le jugement.

Le confinement m’a ouvert les yeux sur le fait que je n’aime plus vivre dans un appartement, que j’ai besoin de plus d’espace pour respirer et faire mes choses, qu’on a tous besoin d’un beau jardin et pourquoi pas d’un chiot.

J’ai beau faire des activités peinture, coloriage, sport, yoga, lecture avec eux …mais finalement j’ai lâché prise, j’ai puisé mes idées et je n’avais plus la motivation. heureusement que la television existe. Épargnez moi tous ces discours sur l’influence négative de la télé sur les enfants, je le sais et c’est comme ça.

J’ai appris à cuisiner et a préparer des mets savoureux avec mon mari. Tous les deux avons eu la chance de passer beaucoup de temps ensemble et de parler de projets . Chacun de nous respecte la bulle de l’autre et c’est le plus important.

J’ai aussi compris que j’ai rien à faire de mes sacs à mains griffés, qu’ils ne servent absolument à rien, que le materiel n’a pas d’importance dans ce contexte anxiogène, que pour une fois on se fout du paraitre et qu’il faut plutôt investir son temps, son énergie et son argent dans tout ce qui nourrit l’être.

Dans ces temps durs et en pleine crise, je me suis rappelée de mes escapades en amoureux , de mes voyages au bord de la mer, de la fraiche brise marine qui caressaient mes joues et cela avait un effet instantané sur moi, mon état changeait et je me sentais bien.

J’ai appris à savourer les petits plaisirs de la vie comme marcher dans le vieux port, écouter le gazouillements des oiseaux, contempler les couchers du soleil, je me suis entraînée à prendre conscience du moment présent, à contrôler mes idées, à respirer lentement et doucement grâce aux exercices de méditation.

J’en ai aussi profiter pour appliquer quelques interventions de la PNL (Programmation NeuroLinguistique) comme la technique d’ancrage afin de créer un état de ressource ou encore le recadrage en 6 points pour changer une mauvaise habitude dans mon cas c’était le réveil tardif.

J’ai pris le temps de prendre le temps, de procrastiner, de dormir, de regarder des films sans culpabiliser, de veiller jusqu’à 6h du mat…

Ce fût une période de haut et de bas comme tout le monde j’imagine. Un futur incertain, des craintes, des remords, des questionnements…le corps n’a pas vraiment été actif mais le cerveau oh que oui! Il allait exploser!

J’ai dû faire une introspection, penser à ce que je j’aimais faire, mes projets…

J’ai appris à accepter les choses telles qu’elles sont et telles qu’elles viennent! Suivre le flow sans resister m’a permis de voir les choses autrement, d’avancer doucement mais assurément.

Je sors avec beaucoup de belles leçons, rien n’arrive pour rien, il y a forcément du bon quelque part! On ne peut que sortir plus fort de cette crise et plus confiant.

Malgré toutes les difficultés, j’ai foi en l’univers et au plus profond de moi je suis convaincue que ‘the best is yet to come’ .

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